Les
règles du judo
Les judokas doivent
se présenter pieds nus sur le tatami, vêtus du judogi, ensemble composé
d'un ample pantalon et d'une veste aux manches larges, confectionnée
en toile de coton résistante, maintenue par une ceinture qui doit faire
deux fois le tour de la taille et qui se noue devant.
Le judo comporte
un système de dans et de kyus, système d'après lequel tous les pratiquants
des débutants aux champions sont classés, selon leur habileté et leur
expérience. Les dans, plus haut placés que les kyus, sont au nombre
de dix, et établissent une hiérarchie parmi les ceintures noires. Dans
les pays occidentaux, on utilise pour les kyus un code de couleurs:
blanc (pour les débutants), puis jaune, orange, vert, bleu et marron,
et des ceintures bicolores pour les enfants.
Avant et après
le combat, les judokas se font face et se saluent (ritzurei et zarei).
Un combat dure de deux à dix minutes, selon la nature de la compétition
et la catégorie des combattants. En effet, malgré le principe de Kano
Jigoro, il est très vite apparu que le poids constitue un avantage,
et sept catégories, différentes cependant pour les hommes et pour les
femmes, ont été établies.
Le combat, très
éprouvant, en particulier lors des rencontres internationales, se déroule
sur un tapis de 16 m de côté. La surface d'évolution, de 10 m × 10 m,
est elle-même entourée par une bande de 1 m de large, la zone de danger,
où les judokas peuvent cependant se trouver.
Les arbitres disposent
d'une gamme d'avantages (ainsi que de pénalités) qu'ils peuvent attribuer
aux combattants: koka, yuko, waza-ari (presque point) et ippon (point).
Pour mériter ce dernier et remporter le combat, il faut, notamment,
projeter son adversaire nettement sur le dos, ou le maintenir immobilisé
au sol sur les épaules pendant trente secondes, ou encore le forcer
à abandonner (le vaincu frappe le sol de la main) en lui infligeant
une clé de bras ou un étranglement. Si, au cours du combat, aucun avantage
n'a été marqué, ce sont les juges qui, après délibération, désignent
le vainqueur, car il ne peut y avoir égalité, sauf pour les compétitions
par équipes.